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Fragments d’un journal d’enfer

Lisant, écrivant...

Pour mes chers amis du Café littéraire. À lire sur mon modeste blog.

Élémentaire

Le demeurant masculin avait idéalisé la femme. Aujourd’hui la féministe rabaisse le mâle comme une espèce inférieure.
— Quoi, les deux simiesques imbéciles ne seraient pas assortis ? Par quel prodige ? L’un descendrait du singe, et l’autre serait un ange descendu du ciel ? 
Leur véritable nature et leur véritable rapport a été magistralement établi par Charles Baudelaire :

La femme, esclave vile, orgueilleuse et stupide
Sans rire s’adorant et s’aimant sans dégoût ;
L’homme, tyran goulu, paillard, dur et cupide,
Esclave de l’esclave et ruisseau dans l’égout.  [1]

Tout est dit, et en si peu de mot.

Serait-ce le gazouillis du ruisseau dégoulinant vers l’égout que j’entendais en fond sonore en lisant, au mois d’août 2016, le dossier sur le féminisme du prestigieux périodique qui en 1975 m’a fait découvrir Julius Evola ?
Par Saint Aristophane ! Les néo-fasciste d’opérette en extase devant Eugénie Bastié !  Puis en train de se délecter des pauvretés talmudiques d’un Taguieff !

Même s’il reste-t-il quelques éléments  utilisables dans cette revue jadis évolienne, aujourd’hui éolienne, son aimable brise consensuelle la déposera, telle une feuille morte, sur les tables des salles d’attente des dentistes et des gynécologues, près de Valeurs actuelles et du Figaro madame.
C’est manifestement le vœu des rédacteurs.
D’ailleurs ce sont tous des cinéphiles.

Quand j’appris par le service presse de Kontre Kulture que mon Enfer de Don Juan avait été envoyé à certains des journalistes dits de « la mouvance »(dans mouvance il y a mou) je suis tombé à la renverse !
Que pourrais-je dire à ces cinéphiles, à ces philistins, à ces Sganarelle de sens rassis ?
Ceci peut-être :  — Messieurs, vous ne connaissez pas votre féminisme. Ni dans son essence ni dans sa naissance. Vous ignorez sa cause matérielle et sa cause formelle. 
Vous ne comprenez ni la phylogenèse des féministes ni la généalogie de leur réussite, et plutôt que de vous fournir chez Taguieff ou chez l’ex-mademoiselle Bastié, essayez un peu de Julius, qui sait.

Pourtant l’abjection du fondement féministe est aussi lisible dans ses prises de position que sur les traits repoussant de trivialité des ministres du culte.

L’antiféminisme est vraiment la pierre de touche du métal masculin.

Paris lundi 18 septembre

 

Paris pue

J’étouffe ! Entre la bétaillère africaine et la porcherie à friqués, dans l’Hidalgo-city défoncée et puante ! Je pars demain dans les Landes. Tant pis s’il fait pas beau. Le grand océan m’appelle !

Paris mardi 19 septembre
 

Les éléments

La mer, le ciel, le sable, la simplicité des éléments est la seule consolation pour qui porte le deuil de l’histoire. 
Le Monde n’est pas le mondain, encore moins le journal immonde. Il y a éléments et éléments.
Je griffonne ces lignes sur un cahier assis sur la dune au bord de l’océan. Il est tard, les lignes noires du cahier s’assombrissent et mon regard va sur les lignes blanches d’écume phosphorescente.

Plus haut sur la dune
La Mort
La longue nuit brune
M’endort
Messanges jeudi 21 septembre
 

L’antiféminisme aux mains des cagots

Les deux seules contestations qui ont pignon sur rue sont l’alter-féminisme bien propre sous lui, et le moralisme ultramontain, le bidet et le bénitier.

Même si ces derniers sont mille fois moins minables que la racaille des journalistes qui croient dans la Sororité Aryenne, ou dans un néo-féminisme de valeur actuelle, les catholiques me reprochent d’avoir choisi un athée, un Libertin ! 

Je n’ai rien contre la critique catholique en soi. Elle porte encore, dans ses interstices, de la vraie métaphysique. Son domaine c’est la Famille, le Mariage. Mais hélas, la critique du féminisme lui reste inaccessible.
Don Juan fait la preuve que le combat antiféministe ne se réduit pas pas à un aspect moral. Le feminazisme est une ligue de vertu, et des plus répressives. Pourri d’envie du pénal, il ne marche qu’à la trique.
Hélas, les cagots, l’odorat altéré par les vapeurs d’encens, reniflent de la libération sexuelle là où il n’y a que misère sexuelle et répression.

Les catholiques avaient mis un crucifix dans la chambre des époux. Les féminazies ont mis un flic puant dans leur lit. En suède il existe le crime de « sexe par surprise », assimilé au viol, même entre époux.

En ces contrées glaçantes tout mari qui va se mettre au lit avec sa douce et tendre, y trouvera aussi un prévôt. Chaque jour vingt femmes mariées vont porter plainte pour « sexe par surprise » contre des maris qui les auraient connues dans leur sommeil. [2]

Voilà des vérités, des faits, qu’on ne me pardonnera pas d’avoir révélés.
Pourtant Juan est d’accord avec les catholiques, sur le point de la morale. Il est du XVII siècle, il est très réactionnaire, et veut l’ordre moral. Pas pour lui, mais pour la multitude. Les esprits libres, les Libertins (au sens anciens), par essence, ne peuvent être le Nombre :

Qu’y a t-il de plus dégoûtant que la luxure offerte au plus grand nombre, la luxure étriquée d’une valetaille tatouée comme des porcs d’abattoir, le libertinage subalterne des moindres, une débauche domestique mariée à des préjugés ? On ne doit plus sacrifier à l’autel de Vénus, mais aller faire la queue dans l’hôtel du libre-échange. Non plus conquérir, mais concourir dans ce qui n’est qu’une vulgaire compétition culière, et se mesurer à toute l’ithyphallique pègre déchaînée, jusqu’aux chaînons manquants. [3].

Le paradoxe c’est que le féminazisme, soutenu par le Capital, l’État, les médias, est contesté par une idéologie qui ne porte aucun anticapitalisme dans ses entrailles.
Le fascisme post-moderne est infiniment plus réactionnaire que les réactionnaires traditionalistes. Ils s’adressent à la bourgeoisie bien-pensante mais cette dernière par ses sommets touche aux milieux du Gros argent. Elle reste liée au capitalisme, intrinsèquement, même si elle prétend le moraliser, par un retour en force de l’Église catholique. Pourtant le Capital n’a plus besoin de l’Église ! Elle serait une entrave au nouveau modèle culturel post moderne qui seul permet de générer de nouveaux profits.
Il est indéniable que l’Église s’oppose, en partie tout du moins, à la perversion généralisée du monde. Mais elle est générée par le capitalisme à son stade de putréfaction qui doit ouvrir le marché jusque dans le ventres des femmes. Il a besoin de l’idéologie post-moderne, qui est précisément une idéologie de la décomposition, de la déconstruction, de la désagrégation morale, de la pourriture.
Les modèles anciens, idéalisés, semblent aux contestataires catholique de l’ordre fasciste post-moderne, non seulement plus protecteurs, mais plus libres. Ils le sont objectivement, mais ils reposent sur une base sociale qu’il est impossible de ressusciter. Il faudrait rétablir soit la grande propriété terrienne féodale, soit le jeune libéralisme en expansion. Impossibilités ontologiques. On ne peut pas rajeunir.

Ces milieux bien-pensants ont suffisamment démontré leur caractère velléitaire lors des manifestions contre la loi Taubira. Il faut un art consommé, un talent spécifique qui n’appartient qu’à eux, pour avoir fait d’un mouvement gigantesque par son ampleur, et qui portait en son sein tant d’atouts :des jeunes gens formés par le scoutisme, de nombreux officiers, pour avoir fait de cette potentialité gigantesque ce gigantesque avortement.
Et où était-elle leur chère Église, pendant les manifestions contre le mariage de Sodome et Gomorrhe ? A-t-on vu le clergé, des évêques, à la tête de la manif pour tous ? Valls aurait-il pu réprimer avec la dernière énergie, user des ses flics et ses puantes femen contre des familles avec des enfants en bas-âge, si l’Église s’était placée à la tête de ses ouailles en marche ?

Si l’on écoute attentivement l’Homme en blanc de Rome, avec sa torve gueule d’escroc exténué, au sujet du Grand remplacement, entre les valeurs catholiques romaines et la sainte religion féministe, il n’est qu’une question de préséance. L’une prône l’ouverture des cuisses et l’autre celle du cœur. Mais à la fin cela reviendra au même.

La contestation de Juan est trop hautaine, trop aristocratique, pour être reçue par des gens qui prônent l’amour universel. Et dont le logiciel est resté bloqué à la révolution française, quand la jeune bourgeoisie était encore « révolutionnaire ».

Malheur à qui ne sera pas d’une coterie, d’un clan, d’une boutique. 
Tous ces cagots ! (Tout de même je les préfère aux autres pignoufs intellos de nouvelle droite de mes 2 )

Messanges jeudi 28 septembre

 

À un lecteur hypothétique

À un Lecteur hypothétique
Dévot fidèle et romain
Quelle que soit ta dogmatique
Reçois ce livre de ma main !
 
Aux journalistes actuels
Plumitifs de la dissidence
Onanistes de conférence
Derrière les Bastié-Cluzel,
 
Les deux féministes pensives
Qui épatent les plus gogos
De leurs spéculations poussives :
Margaritas ante porcos !  [4]
 
L’Enfer n’est pas fait pour eux ;
Leur organisme de domestique,
Est bien trop médiocre et peureux.
Ils ne sont que de la Boutique !
 
Que Don Juan reste en Enfer
Dans l’enfer des bibliophiles
Il est trop prompt à rentrer le fer
Dans le bide des cinéphiles.
Messanges dimanche 1 octobre
 

Apologétique [5]

Soral a présenté mon Don Juan ! Cela suffira-t-il à l’exhausser ?
Je n’ignore pas que le public d’E&R est formé essentiellement par les deux familles de la Droite des valeurs en bourse pleines, que j’ai vitupérées récemment ! (Quant à la gauche du travail, comme Diogène avec sa lampe, je la cherche encore. Faut-il aller l’attendre à la sortie des spectacles comiques ?)

Mais s’il reste encore quelques ardents, quelques soraliens première manière, je leur dis « Lisez-le, cet Enfer imprimé, vous y trouverez la flamme ! »

Comme l’a souligné Alain Soral c’est d’abord une œuvre littéraire, esthétique. En trois parties. La deuxième est une pièce de théâtre. Mais attention, elle est écrite pour être lue ! Ce n’est pas un drame à jouer, mais à lire comme une histoire sous forme de dialogues.
J’ai ressuscité un homme de l’ancien temps, et quel homme : Don Juan ! Et l’ai précipité dans notre actuelle gynécocratie. Hautain, sarcastique, tragique et ténébreux, sa diatribe sera le réquisitoire le plus décisif contre la gynécocratie.
La critique esthétique est souvent la plus aiguisée, la plus radicale, surtout dans le domaine des mœurs.
Mais sa situation est tragi-comique, la verve comique n’est pas absente du livre bien au contraire.

Les circonstances me forcent à révéler qu’il s’agit d’un écrit plus profond qu’il n’y paraît au premier abord. Sous cet aspect littéral, littéraire, il y a trois niveaux de lecture, trois sens superposés. Deux sens visibles et un sens caché.

- Un niveau politique, pédagogique.
La diatribe de Don Juan est très argumentée. Vous y trouverez des vérités, qui ne sont dites nulle part ailleurs.
Dans une deuxième partie, intitulée scolies, c’est à dire des remarques à partir du texte, l’auteur s’est attaché à démontrer la généalogie de la réussite du féminisme : le rôle des États, de la CIA, des fondations de milliardaires, l’impérialisme américain. Les autres logiciels de l’antiféminisme souffrent d’une absence de mise à jour. Les entendements restent bloqués et dépensent de la mémoire en vain. Mon livre est cette mise à jour.

- Un niveau philosophique.
La facticité de son fondement, c’est à dire l’ineptie de l’oppression immémoriale de F par H, et l’hétéronomie de sa réussite, révèlent l’irréalité du monde actuel. Ce qui n’est pas rationnel, n’est pas réel. La réalité n’est pas forcément l’attribut d’un état de chose existant.
Arthur Rimbaud : « La vraie vie est absente. »

Les poètes sont des philosophes sauvages !

Gottfried Benn (Allemagne 1929) : « Il n’y avait plus de réalité, tout juste sa caricature. »

Antonin Artaud (1940) : « Je suis anarchiste parce que j’ aime tellement l’ordre que je n’en supporte pas la parodie ».

- Un niveau métaphysique, initiatique.
Implicite. Caché. (Masqué, et peut-être défiguré par un parti pris d’humour). Mais fichée dans la chair sensuelle de mon opposition à la gynécocratie, en filigrane. Une métaphysique authentiquement chrétienne.
Mon ami Ibara, qui a tenu à préfacer le livre l’a immédiatement perçu.
Bien sûr les cagots vont parler d’ésotérisme, de marcionisme, d’hérésie : situer l’Enfer dans Saturne ! Le mauvais démiurge ! Les quatorze stations au père Lachaise ! etc, etc ...

Vade retro ! Albigeois ! Au bûcher !
Mais depuis dix lustres que je brûle, je ne redoute pas les bûchers.

Paris mercredi 5 octobre

Addenda du dimanche

Parfois certains commentaires donnent à penser, même négativement par la contradiction. Même si leur auteur me comprend de travers, comme ici, avec la sempiternelle critique puérile de « l’ordre moral. » Et surtout ils me sont l’occasion de préciser ma pensée, qui en a bien besoin face à l’incompréhension constante contre laquelle je me heurte.
Don Juan n’est pas contre l’ordre moral, bien au contraire, car il en est l’enfant terrible. Le fils. Comme le Voleur l’est de la propriété privée.

Voici le commentaire :

“Qu’y a t-il de plus dégoûtant que la luxure offerte au plus grand nombre" Le mot "offerte" est trompeur : la capacité à la luxure, nous l’avons tous en naissant. Elle nous est pas offerte, mais confisquée, volée : par l’éducation, la culture, la religion, au nom de l’"ordre moral" ...

Il y a ici confusion entre le principe de plaisir, et la pornocratisation institutionnelle. L’inhibition de la sexualité est partiellement nécessaire pour permettre à des instances sociales d’exister. C’est la sublimation. Elle ouvre sur la civilisation.
Par contre la pornocratie féministe généralisée est une désublimation répressive. C’est l’idéologie d’un pouvoir qui cherche non plus à organiser la masse (pour la conquête des marchés), mais qui cherche à tout décomposer. Son but c’est la barbarie.
La religion catholique en Europe a été une des plus grande instances civilisationnelles.
La culture est une hominisation, le Cul une ressingeation

Paris dimanche 8 octobre

Notes

[1] Les Fleurs du Mal, CXXVI - Le voyage

[2] L’Enfer de Don Juan. 2ème Tableau. Scène 11

[3] L’Enfer de Don Juan. 2ème Tableau. Scène 14

[4] Ne jetez pas des perles aux pourceaux. Mathieu, VII, 6

[5] ou On n’est jamais si bien servi que par soi-même.

Retrouvez la plume de Félix Niesche chez Kontre Kulture :

De Félix Niesche, ne pas manquer, sur E&R :

 
 



Article ancien.
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22 Commentaires

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  • #1814553
    le 06/10/2017 par Silence Radio
    Fragments d’un journal d’enfer

    Parfois Félix Niesche est bien plus conscient d’écrire que de ce qu’il écrit.

     

    • Belle formule, cher ami, mais malheureusement qui ne s’applique pas ici, ce serait plutôt le contraire. Ce n’est pas particulièrement « écrit » , mais brut de décoffrage. J’ai dit ce que je pensais, violemment, conscient de déplaire, mais sans compromis.


    • #1814621
      le 07/10/2017 par La rochejaquelein
      Fragments d’un journal d’enfer

      Cher Niesche,
      le dernier guerier, le dernier aristocrate s’appelait Evola, nous sommes tous des bourgeois grands ou petits, vous compris et c’est sans doute ce qui vous met le plus en colère. Nous n’échappons pas à cette sale époque. Seul un surhomme le peut, et ce n’est pas un Niesche qui dira le contraire.


  • #1814574
    le 06/10/2017 par anonyme
    Fragments d’un journal d’enfer

    Quelle plume !
    Toujours apprécié de lire ses articles ici sur E&R.

     

    • #1814612
      le 07/10/2017 par pensez hiver
      Fragments d’un journal d’enfer

      Oui du bon boulot !


    • #1815249
      le 08/10/2017 par ffd
      Fragments d’un journal d’enfer

      "Qu’y a t-il de plus dégoûtant que la luxure offerte au plus grand nombre". Toute la philosophie d’E&R en une seule phrase


    • #1815252
      le 08/10/2017 par dds
      Fragments d’un journal d’enfer

      ce qui est incroyable, c’est que tous les gens qui laissent des commentaires sur ce site appartiennent précisément à la multitude, ce sont donc des gens qui, par adoration pour leur mentor, jouent contre eux-mêmes, contre leur propre liberté, contre leur propre camp !


    • #1815260
      le 08/10/2017 par eft
      Fragments d’un journal d’enfer

      "Qu’y a t-il de plus dégoûtant que la luxure offerte au plus grand nombre"
      Le mot "offerte" est trompeur : la capacité à la luxure, nous l’avons tous en naissant. Elle nous est pas offerte, mais confisquée, volée : par l’éducation, la culture, la religion, au nom de l’"ordre moral" ...


    • Il y a ici confusion entre les instincts primaires, et la pornocratisation institutionnelle.
      L’inhibition de la pulsion sexuelle est partiellement nécessaire pour permettre à des instances sociales d’exister. C’est la sublimation. Elle ouvre sur la civilisation. Sans elle pas de philosophie, d’art, de science.
      Par contre la pornocratie féministe régante est une désublimation répressive. C’est l’idéologie d’un système à l’agonie qui cherche non plus à organiser les peuples (pour la conquête des marchés), mais qui cherche à tout décomposer, pour asseoir son pouvoir dans la pourriture.
      Et ça marche !
      Donc tu as tout faux, je te tutoies parce que tu es tout petit, dans ta rébellion pubertaire contre l’ordre moral.


    • #1815291
      le 08/10/2017 par eft
      Fragments d’un journal d’enfer

      je constate simplement la répression du désir sexuel, la confiscation de sa satisfaction, rien de plus. Elle est indéniable, vous le dites vous même (je ne tutoie que mes amis), puisque vous l’affirmez nécessaire. Je n’évoquais pas les conséquences de cette répression, ni son fondement éthique (ou son absence de fondement éthique).
      Je vous ferai quand même observer que les plus grands artistes avaient une sexualité débridée, très loin de l’ineptie d’un Freud affirmant que génie artistique et sublimation (répression) sexuelle sont corrélés. La pédérastie de De Vinci, parfaitement assumée et assouvie, lui a joué bien des tours. De même un Michel-Ange, un Schubert, un Tchaichovski et tant d’autres. Je pourrais citer les innombrables écrivains français pédérastes du XXème siècle, que vous devez bien connaître. Les écrivains anglo-saxons de la même époque sont loin d’être en reste. Récemment encore, le biopic sur Gauguin a rappelé sa pédophilie, vécue sans excessive culpabilité, c’est le moins qu’on puisse dire.


    • Constatez mon ami constatez tant que vous voudrez ! ( vous voyez je passe au voussoiement par égard pour les grands incurables). Toujours la même confusion entre deux ordres de réalité. Est ce que Vinci, Michel-Ange, Schubert, Tchaichovski et les autres prônaient la pornographie généralisée ? Comme les politicards, qui eux ne sont que des sous -hommes ?
      Question : comment expliquez vous que les instances répressives se fassent les fourriers de la "libération sexuelle" ?
      « La confiscation de la satisfaction » ! (Quelle expression et qui trahit son locuteur, passons...)
      Hé bien justement ! La « satisfaction » ig-noble, domestique du plus grand nombre « jusqu’aux chaînons manquants » sera l’étouffement de celle des Lord Byron et des autres.

      Ceci dit cet échange doit s’arrêter là. Merci de votre participation, d’ailleurs je vous ai cité dans mon journal.


  • #1814627
    le 07/10/2017 par coincoin
    Fragments d’un journal d’enfer

    J’étouffe ! Entre la bétaillère africaine et la porcherie à friqués, dans l’Hidalgo-city défoncée et puante !



    Efficace, concis, du talent de décrire le Paris d’aujourd’hui souffrant ô combien de son occupation...
    Ipso facto je vous en tire mon chapeau Félix !


  • #1814685
    le 07/10/2017 par outcha
    Fragments d’un journal d’enfer

    Baudelaire était quand même syphilitique, en souffrait démesurément, ce qui relativise ses propos, rejoints d’ailleurs par bien des prédicateurs fanatiques des temps passés et présents.
    Pour échapper deux ou trois heures durant à la bétaillère, on peut s’aérer dans les bois autour de Paris. Le bétail n’y va pas ou fort peu, ou seulement en lisière, Dieu merci. Un pansement comme un autre contre l’horreur.
    "Tous ces cagots ! " ne sont en général pas très catholiques, ni même européens, y compris le "pape" (illote). On en a trop entendu, des vertes et des ordures, sur les "cathos" pour ne pas éprouver un sentiment de déjà-vu. N’en jetez plus. Il y a des priorités, et c’est le couple à contre-flots-verdâtres Macron qui affiche la couleur et donne le la.
    Ni Fillon ni la "nouvelle droite", ni l’ancienne.


  • #1814886
    le 07/10/2017 par François
    Fragments d’un journal d’enfer

    Messieurs, ne croyez vous pas qu’il serait temps que nous portions nos couilles et que nous renvoyions ces dames au gynécée dont elles n’auraient jamais dû sortir, quitte à ne pas baiser pendant 10 ans ? Nous nous rattraperons ensuite.

    Qu’est ce qui nous empêche sinon l’état ? L’état n’est il pas devenu le seul et unique mâle dominant de toutes ces dames, celui à qui elles s’empressent toujours d’obéir ?

     

  • #1815638
    le 09/10/2017 par LOU
    Fragments d’un journal d’enfer

    Quand une femme dit non à un homme, il se sent frustré, il est même capable de se venger, pourtant dire non à un homme, c’est le voir tel qu’il est, et quand aux grognasses qui se font sauter, elles n’ont pas tout à fait tord, elles ont compris qu’il faut mener les hommes non pas par le nez mais par les couilles, peut-être faudrait-il que les hommes pensent autrement qu’avec leur bite, n’est ce pas monsieur Niesche, le grand poète de notre temps, libre sur sa Triumph, qui n’a pas autant de couilles qu’il rêverait, s’il en en avait, il aurait du courage, et je ne sais pas pourquoi, du courage, je ne crois pas qu’il en est, c’est juste une marionnette, pas à la botte de l’état, ça je ne le pense pas, mais une marionnette quand même.

     

    • #1815683
      le 09/10/2017 par François
      Fragments d’un journal d’enfer

      Il y a des hommes qui sont spécialisés en voitures, des hommes qui sont spécialisés en tuyauteries, des hommes qui sont spécialisés en femmes. De l’autre côté, toutes les femmes sont spécialisées en hommes. Je crois que c’est ce qui énerve.

      Malgré tout, vous prêtez à la femme des qualités d’omniscience qui n’ont pas été démontrées scientifiquement, je le crains.


  • #1816468
    le 10/10/2017 par noel
    Fragments d’un journal d’enfer

    Jésus a dit à ses disciples :
    Comparez-moi,
    dites-moi à qui je ressemble.
    Simon-Pierre lui dit :
    Tu ressembles à un ange juste.
    Matthieu lui dit :
    Tu ressembles à un philosophe sage.
    Thomas lui dit :
    Maïtre, ma bouche n’acceptera absolument pas
    que je dise à qui tu ressembles.
    Jésus dit :
    Je ne suis pas ton Maïtre, car tu as bu, tu t’es enivré à la source bouillonnante que moi, j’ai mesurée.
    Et il le prit, il se retira et il lui dit trois mots.
    Or, quand Thomas revint vers ses compagnons, ceux-ci l’interrogèrent :
    Que t’a dit Jésus ?
    Thomas leur dit :
    Si je vous disais une de ses paroles qu’il m’a dites, vous prendriez des pierres, vous les jetteriez contre moi ;
    et le feu sortirait des pierres et elles vous brûleraient.

    L’Évangile selon Thomas (Logion 13:1-26)

    Ces « trois mots » quels furent-ils ?

    Seuls les poètes cités les connaissent et sont de sa trace !

     

    • #1816696
      le 10/10/2017 par noel
      Fragments d’un journal d’enfer

      addendum

      « Seuls les poètes cités les connaissent et sont de sa trace ! » ainsi que certains des apaches qui faisaient trembler les banlieues de Paris de la Belle Epoque dont les « cousins » actuels sont les sauvageons beurs de la république maçonne anti-France !

      Sauvageons délibérément délaissés, manipulés et désintégrés par la ripouxclique bourgeoise anti-France afin de servir d’armée de réserve non pour le work ou pour les basses oeuvres comme celles les bolcheviks ?

      Eh, oui, dans leurs insultes, jurons et insolence, c’est tout l’ordre bourgeois complice des scribes et pharisiens auxquels ils crachent à la gueule par des mots d’une vérité révélant la nudité crue du message christique auquel les tièdes n’auront jamais accès ainsi que ceux qui se vautrent et se prostituent intérieurement dans une alliance abhorrée par Jésus lui-même !

      Apaches de Paris dans les années 1880 qui furent nos «  travailleurs migrants  » ces maçons de la Creuse et du Limousin, détenteurs d’un savoir-faire apprécié des chefs de chantier, ou encore les ramoneurs savoyards. Ces migrants, main-d’œuvre saisonnière venue des régions pauvres de France venus tenter de gagner quelques sous dans la capitale.

      La jouissance de l’ETRE n’a que faire de l’ordre bourgeois, si bien décrite par Balzac et bien d’autres. La puissance éjaculative à l’oeuvre dans le Big-Bang est de même nature que celle qui déchirera le voile de l’ignorance et la percée de l’ETRE contre l’Avoir !

      Les 99 % de l’Humanité, le prolétariat de la Terre, est en train d’accoucher du Fils de l’Homme.

      Tout ce qui aura servi d’échafaudages à savoir TOUTES les institutions s’écroulent .... nous en vivons les prémisses comme la femme ressent ses premières contractions au début très lointaines et sporadiques ! Les éléments naturels du règne minéral commencent eux à se déchaîner en s’accentuant d’année en année.

      Nul ne pourra échapper à la puissance éjaculative de l’ÊTRE pour briser le cercle infernal mis en place par ces 1 %, ces derniers le savent ..... !


  • #1816514
    le 10/10/2017 par noel
    Fragments d’un journal d’enfer

    @ eft #1815291

    « De même un Michel-Ange, un Schubert, un Tchaichovski et tant d’autres. Je pourrais citer les innombrables écrivains français pédérastes du XXème siècle, que vous devez bien connaître. Les écrivains anglo-saxons de la même époque sont loin d’être en reste »

    Si la chair a été à cause de l’esprit,
    c’est une merveille ;
    mais si l’esprit a été à cause du corps,
    c’est une merveille de merveilles.
    Mais, moi, je m’émerveille de ceci :
    comment cette grande richesse
    a habité cette pauvreté.
    Jésus
    dans le Logion 29 - 1-8 L’Évangile selon Thomas

    Léonard de Vinci, Schubert, Tchaichovski , Michel-Ange comme ainsi chacun de nous, doté d’une grandé richesse habitant un corps, une personnalité encore bien pauvre à savoir des personnalités peu consciente du Seigneur !

    Seigneur que nous portons en son nous, tel un enfant en gestation, appelé Fils de l’Homme.

    Inutile donc d’admirer certaines grandes figures !

    « Le Royaume est en vous, mais vous ne le voyez pas » c’est la raison pour laquelle l’Ennemi (notre ego) et ses projections dans et par le système nous narguent et nous trompent en inversant complètement la vérité.

    À la contre-initiation luciférienne et donc satanique distillée aux gouttes à gouttes par la culture de masse, arme et antidote pour y échapper et sauver son âme : l’Initiation par la gnose dont Jésus est le Messager par l’enseignement secret qu’il a confié à quelques-uns de ses disciples !

    Bien peu l’ont compris car pour avoir les preuves, encore faut-il passer par l’Épreuve (et donc les épreuves) donc se mouiller ! N’est-ce pas ainsi que toute graine germe et fait croître sa tige ....

    Nous avons adulé voire idôlatré Jésus pour avoir le prétexte de se reposer sur lui, alors qu’il se mettait en colère lorsqu’on l’appelait Maître !

    Ainsi, se reposant sur lui, la pente fut aisée toute pardonnée à l’avance pour ne pas remonter à contre-courant à la Source afin d’accueillir l’Initiation, celle évoquée par Guénon et tant d’autres.


  • #1816982
    le 11/10/2017 par noel
    Fragments d’un journal d’enfer

    Julius Évola fut probablement en chemin d’Initiation (?) Ce qu’il a traduit dans ses essais philosophiques semblent indiquer une quête intérieure profonde « en la gnose », laquelle lui avait révélé son âme et « périple » sur Terre.

    Le Chant de la Perle (aussi appelé Hymne de l’âme) est un conte gnostique contenu dans les Actes de Thomas, ouvrage « apocryphe » retrouvé dans les manuscrits de Nag-Hammadi en Égypte (1945).

    Ce poème gnostique raconte l’exil et le ressaisissement de l’âme, sa descente dans la matière et sa remontée consciente vers le Père. Il narre l’ascension de l’âme tombée sur Terre comme une étincelle échappée du foyer primordial, parcelle d’un feu, d’une lumière dont elle conserve l’éclat.

    Certains aspects gnostiques du message de Jésus est contenu dans l’oeuvre de Julius Évola bien qu’il ait rejeté le catholicisme en réalité surgeon de la gnose, jugée hérétique par les mêmes qui nous dictent encore et toujours ce qui est bon, juste et valable pour nous. Quand on voit les résultats .... leurs fruits ! ....

    Voici donc les principaux essais philosophiques de Julius Évola :

    La Tradition hermétique - Masques et visages du spiritualisme contemporain - Révolte contre le monde moderne -Trois aspects du judaïsme - Le Mystère du Graal - Le Mythe du sang - Synthèse de doctrine de la race - Éléments pour une éducation raciale - La Doctrine aryenne du combat et de la victoire - La Doctrine de l’éveil - Le Yoga tantrique - Métaphysique du sexe - Le “Travailleur” dans la pensée de Ernst Jünger - L’Arc et la massue - Le Taoisme.